Qui est St Martin?

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Le saint patron de la France

Martin est né en l’an 316 dans la province romaine de Pannonie dans la cité de Sabaria, l’actuelle ville

de Szombathely en Hongrie. C’est l’époque du développement de la Chrétienté et l’enfant est vraisemblablement en contact avec des chrétiens. Son père est tribun militaire de l’Empire romain, (officier supérieur chargé de l’administration de l’armée). Le nom de Martin signifie «voué à Mars», Mars étant le dieu de la guerre à Rome.

Vers l’âge de 10 ans, l’enfant veut se convertir au christianisme et il se sent attiré par le service du Christ.

Fils de magistrat militaire, Martin suit son père au gré des affectations de garnison; il est héréditairement lié à la carrière de son père, voué au culte impérial. Ce père mécontent de voir son fils tourné vers une foi nouvelle, le force à 15 ans à entrer dans l’armée. (L’âge légal de l’enrôlement est de 17 ans). Il est probable que Martin ne veut pas nuire à la position sociale de ses parents tant sa vocation chrétienne est puissante.

Martin entre dans l’armée romaine (en tant que fils de vétéran), avec le grade de Circitor. Il a une double solde ; son rôle, en tant que Circitor, est de mener la ronde de nuit, d’inspecter les postes de garde et de surveiller la garnison. Il possède un esclave, (selon ses hagiographes) qu’ il traite comme son frère.

Le froid est rude depuis des semaines. De nombreuses personnes meurent. Martin et son ordonnance rentrent d’une tournée dans les environs d’Amiens. Les sabots  de leurs chevaux sonnent sur le sol gelé.

Il a hâte d’être en ville. Martin s’est dépouillé déjà, au profit de pauvres rencontrés dans la campagne, d’une partie de ses vêtements et de tout son argent. Il n’a sur lui que ses armes et sa vaste chlamyde

de laine blanche, relevée sur le bras gauche, attachée sur l’épaule droite par une agrafe. En voyant ce déshérité transi de froid, il partage son manteau. Il tranche la doublure de sa pelisse. Quelle étoffe a cet homme pour faire ce qu’il a fait en cette nuit !

La nuit suivante, le Christ lui apparaît en songe vêtu de ce même pan de manteau. Le reste de son manteau, appelé «cape» sera placé plus tard, à la vénération des fidèles, dans une pièce dont le nom est à l’origine du mot : chapelle (cappella en italien, chapel en anglais, Kapelle en allemand).

En 354, Martin participe à la campagne sur le Rhin contre les Alamans à Civitas Vangionum en Rhénanie mais ses convictions religieuses lui interdisent de verser le sang. Il refuse de se battre. Pour prouver qu’il n’est pas un lâche, qu’il croit à la providence et à la protection divine, il propose de servir de bouclier humain. Il est enchaîné et exposé à l’ennemi. Les Barbares, pour une raison inexpliquée, demandent la paix.

Selon Sulpice Sévère, Martin sert encore deux années dans l’armée.  Il se fait baptiser à Pâques. Cette époque est un temps de transition, la fin d’un règne et le début d’un autre où tous, même les soldats, sont pénétrés par les idées nouvelles.

En 356, ayant pu quitter l’armée, il se rend à Poitiers pour rejoindre Hilaire, évêque de la ville depuis 350. Hilaire a le même âge que lui et appartient comme lui à l’aristocratie, l’homme lui plait et il décide donc de se joindre à lui.

La Chrétienté est alors déchirée par des courants de pensée qui se combattent violemment et physiquement ; les ariens sont les disciples d’un prêtre, Arius qui nie que le Christ soit Dieu fils de Dieu au contraire des trinitaires de l’Église romaine ; A cette époque les ariens sont très influents auprès d’un pouvoir politique qui se cherche, une foi nouvelle dans un empire décadent qui sent sa fin proche.

Alors que Hilaire, un trinitaire, victime de ses ennemis politiques et religieux tombe en disgrâce et est exilé, Martin est averti «en songe» qu’il doit rejoindre ses parents en Illyrie afin de les convertir. Il réussit à convertir sa mère mais son père reste étranger à sa foi ; cette position peut du reste n’être que tactique, le père essayant de défendre son statut social privilégié. En Illyrie, c’est

la foi arienne qui est la foi dominante et Martin qui est un fervent représentant de la foi trinitaire doit sans doute avoir de violentes disputes avec les ariens car il est publiquement fouetté puis expulsé. Il s’enfuit et se réfugie à Milan, mais là aussi, les ariens dominent et Martin est à nouveau chassé. Il se retire en compagnie d’un prêtre dans l’île déserte de Gallinara, non loin du port d’Albenga, il se nourrit de racines et d’herbes sauvages. Martin s’empoisonne avec de l’hellébore et il s’en faut de peu qu’il ne meure.

 En 360, avec les canons du concile de Nicée, les trinitaires regagnent définitivement leur influence politique et Hilaire retrouve son évêché. Martin en est informé et revient  à Poitiers.

Alors âgé de 44 ans, il s’installe sur un domaine gallo-romain qu’Hilaire lui indique près de Poitiers. Martin y crée un petit ermitage, que la tradition situe à 8 km de la ville: «l’abbaye de Ligugé» où il est rejoint par des disciples. Il crée la première communauté de moines.

Ce premier monastère est le lieu de l’activité d’évangélisation de Saint Martin pendant dix ans.

Ce lieu d’évangélisation lui fait accomplir ses premiers miracles et le fait reconnaître par le peuple comme «Saint homme».

Son statut d’ancien homme de guerre empêche Martin de devenir prêtre ; Il refuse la fonction de diacre que lui propose l’évêque. Il devient donc simplement exorciste

Il remplace les sanctuaires païens par des églises et des ermitages qui lui  servent d’évangélisation. C’est le début du christianisme en Gaule.

         

L’évêque en place à Tours, Lidoire, vient de mourir ; Les habitants veulent choisir Martin mais celui-ci s’est choisi une autre voie. Il n’aspire pas à l’épiscopat. Les habitants l’enlèvent et le proclament évêque le 4 juillet 371 sans son consentement ; Martin se soumet en pensant qu’il s’agit là de la volonté divine.

Les autres évêques ne l’aiment guère car il a un aspect pitoyable dû aux mortifications et aux privations excessives qu’il s’inflige, il porte des vêtements rustiques et grossiers.

Il ne modifie en rien son train de vie. Il crée un nouvel ermitage à 3 km au nord-est des murs de la ville : c’est l’origine de Marmoutier avec pour règle la pauvreté, la mortification et la prière.

Les moines doivent se vêtir d’étoffes grossières (comme saint Jean-Baptiste). Ils copient des manuscrits, pêchent dans la Loire. Leur vie est très proche de ce que l’on peut lire dans les Évangiles sur la vie des premiers apôtres. Des grottes abritent, dans les coteaux de la Loire, des habitations troglodytes où s’isolent des moines ermites.

Le monastère est construit en bois ; Martin vit dans une cabane de bois dans laquelle il repousse les «apparitions diaboliques et converse avec les anges et les saints». Martin impose à sa communauté une vie faite d’un courage viril et militaire.

Il voyage à travers les campagnes à pied, à dos d’âne et par la Loire ;

Martin est toujours escorté de ses moines et disciples pour des raisons de sécurité car il ne manque pas de voyager très loin de Tours. L’autorité de l’évêque est limitée à l’enceinte de la cité, avec Martin elle sort des murs et pénètre loin à l’intérieur des terres. Martin semble avoir largement sillonné le territoire de la Gaule ; là où il n’a pas pu aller, il a envoyé ses moines.

Les campagnes sont païennes, il les parcourt faisant détruire temples et idoles. Il fait par exemple abattre un pin sacré. Il prêche avec efficacité les paysans, forçant le respect par l’exemple et le refus de la violence. Il prêche par la parole et par sa force, il sait parler aux petits et il utilise à merveille la psychologie par sa connaissance des réalités quotidiennes et l’utilisation de paraboles simples que le petit peuple comprend, tel que le Christ le faisait : ainsi il dit d’une brebis tondue qu’elle accomplit le précepte de l’évangile basé sur le partage

Il remplace les sanctuaires païens par des églises et des ermitages et comprenant fort bien l’homme de la campagne et ses besoins, il se donne les moyens de le convertir alors que la foi chrétienne est encore essentiellement urbaine.

Marmoutier sert de centre de formation pour l’évangélisation et la colonisation spirituelle des

campagnes ; c’est pour l’essentiel la première base de propagation du christianisme en Gaule.

Martin de Tours est présent à Trèves lorsque les évêques Hydace et Ithace demandent à l’Empereur la condamnation de Priscillien. Ce dernier est condamné (pour motifs civils) au chef de magie. Rejoint par Ambroise de Milan (délégué par le jeune empereur Valentinien II), Martin demande la grâce pour Priscillien. Bien qu’Ambroise, menacé de mort par l’empereur, ne le soutienne pas, Martin obtient que les disciples de Priscillien ne soient pas poursuivis. Le pape Sirice s’élèvera contre les procédés de l’Empereur Maxime.

         

Martin de Tours refuse de participer aux assemblées épiscopales, ce qui, avec ses efforts pour sauver de la mort Priscillien, le fait suspecter d’hérésie. L’empereur Théodose Ier déclare nulles les décisions de Maxime dans cette affaire

Marmoutier compte 80 frères vivant en communauté, issus pour la plupart de l’aristocratie ce qui permet à Martin de jouir d’une grande influence et de se faire recevoir par les empereurs eux-mêmes. Il existe désormais une complicité entre les empereurs et les évêques, entre le pouvoir de la nouvelle foi et le pouvoir politique. Martin, à la table de l’empereur,

  sert en premier le prêtre qui l’accompagne et explique que le sacerdoce est plus éminent que la pourpre impériale.

Au soir de sa vie, sa présence est requise pour réconcilier des clercs à Cande sur Loire, à l’ouest de Tours ; l’urgence de l’unité de l’Eglise fait que, malgré sa vieillesse, il décide de s’y rendre. Son intervention est couronnée de succès.

Sentant ses forces décliner, il fait avertir les frères de Marmoutier que sa dernière heure est arrivée et les convoque auprès de lui d’une seule voix on lui répond avec des lamentations : Pourquoi nous abandonnes-tu père ? Et à qui nous laisses-tu, nous que tu veux quitter ? Sur ton troupeau se jetteront des loups rapaces ; qui nous préservera de leurs morsures, une fois notre pasteur frappé ?  Nous savons que tu désires aller vers le Christ : mais il te réserve ta récompense, qui, pour être différée, n’en sera pas diminuée. Aie pitié de nous que tu abandonnes.

Sulpice Sévère décrit Saint Martin déchiré par cet appel au secours. Les paroles de Martin se font l’écho de celles de Saint Paul qui écrit aux Philippiens: «Je ne sais plus comment choisir, je me sens pris entre les deux, je voudrais bien partir pour être avec le Christ ; mais à cause de vous, je dois demeurer en ce monde».

La double dimension de l’amour de Martin est apparente sur son lit de mort : son désir ardent de Dieu et son amour du peuple de Dieu ; il aime ses opposants, il aime ses disciples, mais il aime Dieu en eux, et la volonté de Dieu est en définitive son seul souci. Et c’est cette volonté qu’il recherche au cœur même de son agonie. Humble et confiant, il s’en remet tout entier au Seigneur: «Seigneur si je suis encore nécessaire à ton peuple,

je ne refuse pas de souffrir. Que ta volonté soit faite…! Si tu m’enjoins de rester en faction devant ton camp pour continuer d’y accomplir la même tâche, je ne me dérobe point. Tant que tu m’en donneras l’ordre toi-même, je servirai sous tes enseignes».

Sa sollicitude pour ses frères ne l’empêche pas d’avoir le regard tourné vers les réalités d’en haut. A ses prêtres qui le pressent de changer de position pour se reposer un peu, il dit : «Laissez, laissez-moi mes frères, regarder le ciel plutôt que la terre, pour que mon âme au moment de se mettre en route vers le Seigneur suive bien la route qui est la sienne». Le diable lui apparaît une dernière fois. Il le chasse violemment. A l’image du pauvre Lazare de l’Evangile, il se sait accueilli dans le sein d’Abraham : «Pourquoi te tiens-tu là, brute sanglante ? Tu ne trouveras rien en moi, maudit ; le sein d’Abraham me reçoit». C’est en prononçant ces mots qu’il rend son âme à Dieu.

Il s’éleve alors, entre les deux peuples (poitevins et tourangeaux) une vive altercation… Pendant qu’ils se disputent, le jour fait place à la nuit ; le corps du saint, déposé au milieu de la maison, est gardé par les deux peuples.

Les portes ayant été étroitement fermées, les Poitevins veulent l’enlever par force le lendemain matin ; mais le Dieu tout-puissant ne permet point que la ville de Tours soit privée de son patron. Au milieu de la nuit, toutes les troupes des Poitevins sont accablées de sommeil, et il n’y a pas un seul homme de cette multitude qui veille. Les Tourangeaux, les voyant endormis, prennent le corps du saint : les uns le descendent par la fenêtre, d’autres le reçoivent au dehors; et, l’ayant placé sur un bâtiment ils naviguent avec tout le peuple sur le fleuve de la Vienne. Étant entrés dans le lit de la Loire, ils se dirigent vers la ville de Tours en chantant des louanges et des psaumes. Les Poitevins, éveillés par ces chants, et ne retrouvant plus le trésor qu’ils gardaient, s’en retournent chez eux couverts de confusion.

Il est enterré le 11 novembre.

Traditions & Legendes de Saint Martin

L’importance historique de Martin de Tours tient surtout au fait qu’il a créé les premiers monastères en Gaule et qu’il  forme des clercs par la voie monastique. D’abord admiré par ses amis qui le prennent pour modèle (Sulpice-Sévère, Paulin de Nole), son culte est instauré par ses successeurs au trône épiscopal de Tours, qui savent faire de leur basilique un sanctuaire. La place prise par le culte de Martin dans la liturgie et la littérature pieuse est surtout due à l’action de Perpetuus (vers 490), avec un Indiculus des miracles qu’il fait versifier par Paulin de Périgueux, et de Grégoire de Tours (vers 594), qui de même dresse une liste des miracles qu’il fait mettre en vers par Venance Fortunat

Ainsi, dès le Vème siècle, Tours est  le premier lieu de pèlerinage des Gaules ; le choix de Martin de Tours comme seigneur tutélaire des Mérovingiens est fait sous Clovis. Tours reste par la suite un foyer spirituel important. À l’époque carolingienne, Alcuin, conseiller de Charlemagne, est nommé abbé de Saint-Martin de Tours et de Cormery. Ces abbayes sont des foyers importants de la renaissance carolingienne aux alentours de l’an 800. La cathédrale de Mayence, au cœur de la Germanie franque, est également dédiée à saint Martin.

Une communauté de prêtres et de diacres séculiers, la communauté Saint-Martin, fondée en 1976 et présente principalement en France, se place sous son patronage.

On fête sur le territoire de la Flandre historique (principalement dans le Westhoek, la vallée de la Dendre et à Beveren), la Saint-Martin le soir du 10 novembre (ainsi que le soir du 11 novembre avant la Seconde Guerre mondiale).

Saint Martin portant la bonne parole sur les côtes flamandes, a perdu son âne parti brouter ailleurs, alors qu’il tente d’évangéliser les pêcheurs d’un petit village, futur Dunkerque. À la nuit tombée, prenant des lanternes, les enfants du pays  retrouve l’âne dans les dunes, en train de manger des chardons et des oyats. Pour les remercier, saint Martin  transforme toutes les petites crottes de l’âne en brioches à la forme particulière, que l’on appelle folard (Voolaeren, en flamand occidental), ou craquandoules.

En Allemagne et Autriche la Saint-Martin, symbole de partage, est toujours célébrée par des retraites au flambeau dans les rues, les lampions sont portés ou même confectionnés par les enfants. On organise des feux de joie. C’est une fête de la lumière. Certains enfants vont de maison en maison demander des bonbons aux voisins dans leur quartier, en échange d’une chanson. Les villes sont parfois décorées de lampions le soir et des foires commerciales coïncident avec l’évènement.

Dans les années 1920, à l’initiative d’un prêtre du diocèse de Tours, le chanoine Rutard, un foyer-séminaire est créé et s’installe dans un bâtiment adossé à l’est de la Basilique Saint-Martin, au 3 rue Baleschoux. Les jeunes formés par le chanoine Rutard et son équipe, les « Petits Clercs de Saint-Martin », proviennent de diocèses de France « riches » en vocation (essentiellement Centre et Ouest), des milieux ruraux mais également urbains.

Les élèves, instruits à l’origine sur place, suivent leur scolarité dans les collèges et lycées des alentours. Assurant un service religieux quotidien et dominical à la Basilique de Saint Martin, formés au chant grégorien qu’ils chantent à la Basilique, les Petits Clercs, après être passés par le Grand Séminaire diocésain, intégrent le clergé du diocèse de Tours. Soutenue par la générosité tourangelle, cette institution est gérée comme une grande famille chaleureuse.

La pédagogie familiale y éduque les jeunes vers le sens de la responsabilité basée sur la confiance mutuelle, et se traduise souvent par une forme d’autodiscipline assez librement acceptée, le groupe « remettant en place » le contrevenant. Ce mode de discipline collective et individuelle, sorte de contrat de vie, étonne souvent  les visiteurs. L’institution forme environ une centaine de prêtres pour le diocèse de Tours. Les « Petits Clercs de Saint-Martin », « la chère maison » pour tous les anciens, cessent d’exister en 1970.

Les enfants chantent, en Flandre française, cette chanson, le soir de la Saint-Martin :

«Saint Martin   Boit du vin  Dans la rue des Capucins   Il a bu la goutte  Il l’a pas payée  On l’a mis à la porte avec un coup de balai»

en défilant dans la rue, avec une lanterne en forme de tête, creusée dans une betterave à sucre. Après le défilé, on leur donne un foulard et une orange, et le concours de la plus belle lanterne est organisé.

Aujourd’hui plus de 236 communes portent son nom en France et plus de 4 000 églises sont placées sous son vocable ; son nom de baptême est devenu le nom de famille le plus fréquent de France.

La Saint-Martin est la fête de la vie et de la lumière. Samhain représente le renouveau et donc les 2 aspects à la fois. Selon le calendrier de Coligny, cette période est celle du nouvel an chez les Gaulois.

Une tradition similaire existe aussi en Alsace et en Allemagne dans le Pays de Bade ainsi qu’aux Pays-Bas.

Il est aussi fêté à Visé (Liège) il est le patron des arquebusiers et ces derniers le fêtent toujours depuis l’origine de leur gilde. Dans les cantons de l’est également il reste, comme en Allemagne, un Saint très populaire dont la fête donne lieu à des réjouissances similaires à celles que l’on trouve en Flandre.

Le plat traditionnel est une oie rôtie (en Autriche Martini Gangl), volailles qui sont grasses à point début novembre et qui rappellent la légende selon laquelle elles auraient dénoncée le saint homme qui s’était caché au milieu d’elles, ne voulant pas être fait évêque de Tours. On prépare aussi certaines sucreries, comme les Weckmänner, appelés aussi Stutenkerle, ou les Martinsbrezeln.

Selon une tradition ancienne, les fondateurs de la cité (buenos aires) se réunissent en octobre 1580 pour lui donner un saint, protecteur et patron. On organise un tirage au sort, saint Martin est désigné. N’étant pas satisfaits d’avoir un saint français, on recommence et le sort confirme saint Martin.

Bien que commémoration chrétienne, en Flandre, la Saint-Martin est comme Noël fêtée dans les écoles laïques.

La fête de la Saint-Martin en Suisse, est une fête gastronomique célébrée en Ajoie dans le canton du Jura.

Un jour, voyant des oiseaux pêcheurs se disputer des poissons, il explique à ses disciples que les démons se disputent de la même manière les âmes des chrétiens. Les oiseaux prennent ainsi le nom de l’évêque : ce sont les martins-pêcheurs.

Une légende veut que les fleurs se sont mises à éclore en plein novembre, au passage de son corps sur la Loire entre Candes et Tours. Ce phénomène étonnant donne naissance à l’expression «été de la Saint-Martin». Son successeur est Brice, un de ses disciples.

Hymnes à Saint Martin de Tours

Kondakion

Clairon de l’Esprit ayant fait retentir la parole de Dieu, implanteur de la foi ayant déraciné les hérésies, fidèle serviteur de la divine Trinité, sublime pontife Martin, devant le trône du Seigneur avec les Anges en tout temps, ne cesse pas d’intercéder en faveur de nous tous.

Ikos

J’implore le créateur pour me donner une langue de disciple afin de louer dignement la mémoire du divin Martin, le Pontife de Tours, thaumaturge et miséricordieux, le sommet des ascètes et la gloire des pontifes, l’égal des Apôtres et le familier des Anges, Martin, l’initiateur inspiré aux mystères divins, illuminant l’Occident de l’éclat de ses miracles et de la brillance de ses vertus Car de tout l’Occident, il est le Docteur enseignant les choses de Dieu.

Nous te célébrons, ô Saint Martin, disciple aimé de Saint Hilaire ; De ton manteau, tu couvres notre nudité, et la revêts du Christ. Le feu divin du Saint Esprit devient visible aux yeux charnels quand tu consacres ton offrande eucharistique  et nous nourris du Christ Moine, thaumaturge, apôtre, évêque, cithare de l’Esprit divin, de ton manteau.

Tu couvres notre nudité et la revêts du Christ. Gloire soit au Père inengendré, gloire soit au Verbe et à l’Esprit au Dieu qui est, qui était et qui vient dans tous les siècles des siècles Amen. Célébrons Saint Martin, disciple de Saint Hilaire Il couvre de son manteau la nudité de la France et la revêt du Christ. Le Feu de l’Esprit anime ses sacrifices et ses miracles fertilisent notre sol.

Litanies de Saint Martin de Tours

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Dieu le Père, des Cieux où vous êtes assis, ayez pitié de nous

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous

Saint Martin, généreux soldat de Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Martin, parfait modèle des guerriers, priez pour nous

Saint Martin, qui avez su mépriser les biens et les plaisirs du monde, priez pour nous

Saint Martin qui n’étant encore que catéchumène, vous êtes dépouillé d’une partie de vos vêtements pour en couvrir un pauvre, priez pour nous

Saint Martin, qui fûtes un modèle de sobriété et d’abstinence, priez pour nous

Saint Martin, qui ne parliez que de Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Martin, Ange de paix, priez pour nous

Saint Martin, Homme d’oraison, priez pour nous

Saint Martin, qui étiez si ami de la pauvreté, priez pour nous

Saint Martin qui étiez le consolateur des affligés, priez pour nous

Saint Martin, qui étiez le défenseur des opprimés, priez pour nous

Saint Martin, Homme vraiment apostolique, priez pour nous

Saint Martin, qui supportiez les injures avec tant de patience, priez pour nous

Saint Martin, qui avez été embrasé du feu de la charité, priez pour nous

Saint Martin, qui avez opéré tant de merveilles, priez pour nous

Saint Martin qui, sur la terre, avez conversé avec les Anges, priez pour nous

Saint Martin, Gloire du sacerdoce, priez pour nous

Saint Martin, qui avez si bien prêché par votre exemple l’humilité et la douceur, priez pour nous

Saint Martin, Pontife admirable, priez pour nous

Saint Martin, la joie et le bonheur de l’Église, priez pour nous

Saint Martin, qui avez été tout à la fois Évêque et solitaire, priez pour nous

Saint Martin, Pasteur de la province de Tours, priez pour nous

Saint Martin, qui fûtes l’apôtre des gaules comme saint Paul le fut des Gentils, priez pour nous

Saint Martin, qui, en célébrant les Saints Mystères,

avez été environné d’une lumière miraculeuse, priez pour nous

Saint Martin, qui portiez partout la bonne odeur de Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Martin, qui avez ressuscité des morts, priez pour nous

Saint Martin, qui avez renversé tant d’idoles, priez pour nous

Saint Martin, qui étiez la terreur des démons, priez pour nous

Saint Martin, Défenseur de la foi catholique, priez pour nous

Saint Martin, Confesseur du dogme de la Très Sainte Trinité, priez pour nous

Saint Martin, qui meniez ici-bas une vie angélique, priez pour nous

Saint Martin, qui avez protégé la ville de Tours contre la fureur de ses ennemis, priez pour nous

Saint Martin, qui fûtes honoré du don de prophétie, priez pour nous

Saint Martin, qui avez si glorieusement continué les travaux de saint Gatien, priez pour nous

Saint Martin, Zélé prédicateur de l’Évangile, priez pour nous

Saint Martin, Homme puissant en œuvres et en paroles, priez pour nous

Saint Martin, dont le nom et la sainteté sont connus de toute la terre, priez pour nous

Saint Martin, qui ne vous êtes jamais refusé au travail, priez pour nous

Saint Martin, qui avez montré jusqu’à la mort une entière soumission à la sainte Volonté de Dieu, priez pour nous

Saint Martin, qui avez fait à Dieu le généreux sacrifice de votre vie, priez pour nous

Saint Martin, en qui l’ennemi du salut ne trouva rien qui lui appartint, priez pour nous

Saint Martin, qui avez été reçu dans le sein d’Abraham, priez pour nous

Saint Martin, dont le tombeau a été illustré par tant de miracles, priez pour nous

Saint Martin, dont le sépulcre est glorieux, priez pour nous

Saint Martin, dont la vie et la mort sont admirables, priez pour nous

Saint Martin, dont les funérailles furent un véritable triomphe, priez pour nous

Saint Martin, qui régnez maintenant avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Martin, qui êtes la joie de l’Église de Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Martin qui, du haut du ciel, vous intéressez particulièrement à votre troupeau, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur

Saint Martin, priez pour nous,

afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

Seigneur, qui voyez que nous ne pouvons rien par nos propres forces, faites, dans Votre Miséricorde, que l’intercession de Saint Martin, notre Evêque, nous protège contre toutes les adversités. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.